RÉFORME "PLM" DU SCRUTIN A PARIS : SORTIR DES CALCULS POLITICIENS POUR APPROFONDIR LA DÉMOCRATIE À PARIS

"PLM" : trois lettres pour une agitation gouvernementale. Le gouvernement annonce depuis plusieurs mois une modification du scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille. Cette réforme, pensée dans les salons de l’Elysée, est uniquement motivée par des calculs électoraux. Les Écologistes Paris entendent porter dans le débat public des solutions pour revigorer la démocratie locale et répondre aux aspirations des parisien·nes.
Ce communiqué émane de la motion votée en 2024 par les représentant·es des adhérent·es écologistes en mars 2024, de nouveau d'actualité avec le dépôt de "Loi PLM" fin octobre par des député·es macronistes, et la brutale accélération voulue par le Premier ministre François Bayrou pour accélérer le processus démocratique afin de peser sur les élections municipales de 2026 à Paris.
La loi “PLM” fait l’objet d’une attention présidentielle toute particulière. La réforme du mode de scrutin semble actuellement guidée par une seule idée : un sauve-qui-peut local de la Macronie, qui ne souhaite pas revivre l’humiliation électorale de 2020, à un an du prochain scrutin présidentiel.
Pour autant, Les Écologistes Paris disent “chiche” à une réforme, à plusieurs conditions : qu’elle permette une meilleure représentativité des élu·es, s’accompagne impérativement d’une évolution des compétences et soit le fruit d’une grande concertation.
Nos propositions pour faire vivre le débat :
Améliorer la représentativité des élu·es : renforcer l’arrondissement, promouvoir la proportionnelle
Échelon essentiel de la vie à Paris, comptant souvent plus d’habitant·es qu’une ville moyenne, l’arrondissement mérite un scrutin dédié, un renforcement de ses compétences et une représentation équitable au Conseil de Paris, pour une véritable démocratie locale.
Nous proposons un second scrutin pour le Conseil de Paris, afin que les Parisien·nes y élisent directement leurs représentant·es. Le ou la Maire de Paris doit continuer à être élu·e par les Conseiller·es, comme dans toutes les villes de France, pour éviter la présidentialisation de la fonction. Enfin, renforcer la proportionnelle en abaissant la prime majoritaire à 25% ( 50% actuellement).
Une réforme électorale qui doit s’accompagner d’une réforme institutionnelle
En plus du renforcement des arrondissements, cette réforme ne doit pas faire l’impasse sur l’échelon métropolitain, pour renforcer la justice fiscale entre des territoires très hétérogènes.
Paris doit également regagner son autonomie et sortir de la tutelle de la Préfecture de Police, non-élue et opaque. Paris appartient à ses habitant·es, pas au Conseil des Ministres !
Conseils de quartier, budgets participatifs, votations citoyennes… cette réforme doit être l’occasion d’un nouvel élan pour la démocratie participative et citoyenne.
Les Écologistes Paris proposent une convention citoyenne pour sortir ce débat des cabinets parlementaires et que les Parisien·nes, premier.es concerné·es, s’en saisissent.