MORT D’ELIAS : LES ÉCOLOGISTES CONDAMNENT LA RÉCUPÉRATION POLITICIENNE DE LA DROITE PARISIENNE

Les Écologistes parisiens expriment leurs profondes condoléances aux proches du jeune Elias assassiné dans les rues de Paris, ainsi que le soutien à la Maire du 14e arrondissement, Carine Petit, cible d’une campagne odieuse de la droite parisienne aux accents trumpistes.
Hier en Conseil de Paris, Nelly Garnier, élue du groupe Changer Paris et proche de Rachida Dati, a accusé l’exécutif parisien d’avoir “armé le bras” des meurtriers d’Elias, ce 25 janvier, dans le 14e arrondissement.
Les Écologistes condamnent fermement ces propos qui marquent la stratégie d’outrance de l’opposition selon la méthode trumpiste : saturer l’espace médiatique sans égard à la vérité, au mépris de la qualité du débat public, sans proposer la moindre solution autre que celle d’attiser la haine.
Nelly Garnier accuse la gauche d’être dans “le déni” de la violence qui peut traverser notre jeunesse. Pourtant, la sortie du déni, c’est nous qui la portons. Les éducateur·ices le disent : notre besoin, ce sont des moyens et services publics forts pour restaurer une société qui peut être violente et éclatée, notamment du fait des politiques libérales.
La droite le sait très bien et fait le choix politique de l’ignorer.
Le gouvernement de Madame Dati et la présidente de la Région Île-de-France méprisent la jeunesse et celles et ceux qui accompagnent le développement des enfants. Dénigrement des professeurs et des classes surchargées qui ferment en continu (encore 110 à Paris cette année !) ; déclassement de zones prioritaires ; désinvestissement de moyens pour les éducateur·ices, qui ont en Île-de-France les carrières les courtes à cause de conditions matérielles insuffisantes alors que le lien de confiance avec les jeunes se fait dans le temps long.
Carine Petit, Maire écologiste du 14e, fait face courageusement aux problématiques de violences en faisant travailler ensemble justice, éducateur·ices et policier·es, sans se cacher derrière des solutions à l’emporte pièce.
Les Écologistes parisien·nes ont toujours refusé l’armement de la police municipale, qui revient dans le débat public comme une solution qui serait providentielle, mais qui n’aurait rien fait pour sauver Elias.
Le meurtre d’Elias est un drame qui nous traverse tou·tes et doit faire l’objet de réponses politiques qui acceptent la complexité. Madame Dati et son groupe ne proposent que l’injure.
Charlotte Nenner et Antoine Alibert, co-secrétaires des Écologistes Paris
Maxime Crosnier, porte-parole des Écologistes Paris